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03:26 GMT
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DROITS-ETATS-UNIS:
Obama est pour une base de données ADN controversée
Joren Gettemans

BRUXELLES, 12 mars (IPS) - Le Président américain Barack Obama s’est prononcé en faveur des tests d'ADN pour toute personne arrêtée par la police. Cette décision annonce le retour de la chasse contre les militants des droits civils.

Lors d’une interview télévisée, le Président Obama s'est prononcé pour la création d’une base de données nationale d'ADN : "C'est ce qu'il faut faire. Une base de données nationale est importante parce que nous avons maintenant les états fédérés qui disposent déjà d’une telle base de données. Mais si vous ne partagez pas le fichier avec le voisin, vous pouvez avoir un gars qui passe de l'Illinois en Indiana et n’apparaît pas dans les registres parce qu’il n’y a pas d'échange de données entre les entités fédérés".

Droits de l'Homme

Avec ce type de déclaration, Obama lance à nouveau la chasse contre les militants des droits de l'Homme. Il est prévu que les échantillons d'ADN seraient prises dès l'arrestation d'un suspect et donc ne se limiteraient pas à des criminels condamnés. "C'est une idée terrible, estime Bill Quigley du Center for Constitutional Rights. C'est comme un chèque en blanc qu’on donnerait au gouvernement".

Les partisans de ces échantillons d'ADN comparent cette mesure avec la prise des empreintes digitales, ce qui se fait depuis des décennies aux Etats-Unis. Mais l'American Civil Liberties Union (ACLU) a fait remarquer qu'il existe des différences majeures entre les deux pratiques. Les empreintes digitales se contentent d'indiquer l'identité d'un suspect, alors que le profil ADN donne beaucoup plus d'informations, notamment sur les liens familiaux et les risques médicales.

Il s’agit donc d’une nouvelle déception pour les militants américains des droits humains qui avaient beaucoup d’attentes d’Obama en termes de droits de l'Homme. Parmi ses décisions les plus controversées figurent le Patriot Act et le maintien de la prison de Guantanamo, ce qui fait dire à certains observateurs que sa politique en matière des droits fondamentaux est à peine différente de celle de son prédécesseur, George W. Bush.

(FIN/IPS/2010)