Recherche  
Testez notre abonnement
Modifiez votre compte
  Politique
  Population
  Développement durable
  Environnement
  Minorités
 
  Monde/ONU
  Afrique
  Amérique latine
         et Caraïbes
  Asie
  Moyen-Orient
  Amérique du Nord
  Belgique
 
  ANGLAIS
  ESPAGNOL
  SUEDOIS
  ITALIEN
  ALLEMAND
  SWAHILI
  NEERLANDAIS
  ARABE
  FINNOIS
  PORTUGAIS
  JAPONAIS
01:10 GMT
PrintDit artikel doormailen

JUSTICE-ESPAGNE:
Davantage de victimes du franquisme portent plainte en justice
Rudy Pieters

BRUXELLES, 26 avril (IPS) - Il y a de plus en plus d'Espagnols qui portent plainte devant la justice argentine pour obtenir une condamnation des crimes commis par la dictature de Franco. Ceci est la conséquence du procès lancé à l’encontre du magistrat espagnol Baltasar Garzón. Il avait débuté une enquête sur les milliers disparus pendant la guerre civile espagnole et pendant la dictature franquiste.

En début du mois, deux descendants de victimes du dictateur espagnol Francisco Franco avait introduit une plainte en Argentine : le fils de Severino Rivas et l’arrière-nièce d’Elías García Holgado. Ces deux bourgmestres ont été arrêtés en 1936, au début de la guerre civile, puis exécutés.

Deux autres Espagnols ont décidé cette semaine de se joindre à la procédure judiciaire en Argentine, il s’agit de deux descendants de membres du FRAP qui ont été exécutés le 27 septembre 1975 à la fin de la dictature : la sœur de Humberto Baena et la veuve de José Luis Sánchez Bravo. Le FRAP, le front patriotique révolutionnaire antifasciste, était une organisation de gauche ayant fait scission du parti communiste et accusée d’avoir commis des attaques terroristes. Baena et Sanchez Bravo ont été parmi les derniers parmi un groupe de cinq personnes à avoir été fusillés sous la dictature de Franco.

Le juge Baltasar Garzón s’est fait connaître depuis les années nonante pour ses enquêtes sur les dictatures latino-américaines. Il se fonde sur le principe de compétence universelle, selon laquelle les crimes contre l'humanité, même dans d'autres pays, peuvent toujours être poursuivis. Mais le juge avait cette fois débuté une enquête dans son propre pays déclenchant ainsi une forte opposition. La Cour suprême espagnole a accepté la plainte de deux organisations d'extrême-droite estimant que le juge Garzón a outrepassé ses compétences en ignorant l'amnistie espagnole de 1977. Des milliers de personnes manifestaient ce week-end dans plusieurs villes espagnoles pour exprimer leur soutien à Baltazar Garzón. Même devant l'ambassade d'Espagne à Buenos Aires, il y avait une manifestation à ce sujet.

(FIN/IPS/2010)